
Quels pays devraient dépenser plus pour sauver la planète ? C’est le débat qui occupe la COP29, le sommet des Nations unies pour le climat qui se tient à Bakou, en Azerbaïdjan [du 11 au 22 novembre]. On cite fréquemment la Chine, accusée par les Occidentaux de faire trop peu d’efforts pour aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique. La Chine, deuxième économie mondiale, est depuis près de vingt ans la première émettrice de dioxyde de carbone (CO2).
La délégation chinoise rétorque que le pays reste en développement et qu’il est responsable de moins d’émissions historiquement que les États-Unis et l’Europe. Mais son contre-argument le plus percutant consiste à dire que la Chine affecte déjà plus de fonds que tout autre pays à la transition écologique. Elle mène les investissements mondiaux en matière d’énergies propres, qui sont ainsi déployées sur tous les continents à un rythme inimaginable il y a encore dix ans.
Des fonds chinois soutiennent la chaîne logistique des énergies propres à chacune de ses étapes. Entre 2018 et 2023, les investissements internationaux dans les usines qui transforment les matières premières en éoliennes, véhicules électriques et autres technologies vertes ont atteint 378 milliards de dollars [358 milliards d’euros], selon le cabinet d’études BloombergNEF, dont près de 90 % venaient de Chine.
Huit panneaux solaires sur dix
Grâce à ces investissements, la Chine produit bien plus d’équipements pour les énergies renouvelables que tout autre pays. Ses usines fabriquent assez de batteries lithium-ion (celles qui font rouler les voitures électriques) pour répondre à l’intégralité de la demande mondiale. Huit panneaux solaires sur dix sont fabriqués en Chine, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Et la Chine a une capacité de production suffisante pour multiplier par deux son rythme actuel. Grâce à des économies d’échelle monumentales et à une concurrence féroce entre les entreprises chinoises, ces dernières ont radicalement fait baisser les coûts.
La Chine ne se contente pas de subvenir à l’offre, elle est aussi le moteur de la demande. Plus de la moitié de son électricité reste produite par du charbon. Néanmoins, en 2023, les entreprises chinoises ont ajouté environ 300 gigawatts de puissance éolienne et solaire au réseau électrique, soit près des deux tiers de la puissance installée dans le monde. (À titre de comparaison, la puissance totale du réseau britannique est de 100 gigawatts.) En juin, le plus grand parc solaire au monde a été mis en service dans le Xinjiang, région de l’ouest du pays. Il couvre une superficie éq
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