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Impacts du réchauffement : « La France n’est pas prête », met en garde le Haut Conseil pour le climat

Jean-François Soussana, le président de l’instance consultative indépendante, estime, dans un entretien au « Monde », que le plan, présenté lundi 10 mars par le gouvernement, ne propose pas assez d’adaptations de grande ampleur et que les financements restent très insuffisants.

Propos recueillis par 

Publié le 13 mars 2025 à 07h00, modifié le 13 mars 2025 à 10h45

Temps de Lecture 4 min.

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Jean-François Soussana, président du Haut Conseil pour le climat depuis juin 2024, ici en juin 2023.

Comment adapter la France à un réchauffement climatique pouvant atteindre 4 °C à la fin du siècle ? Lundi 10 mars, la ministre de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a présenté la version finale du troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc), un document de 52 mesures. Parmi elles, l’adaptation des logements au risque de fortes chaleurs ou l’amélioration de la résilience des exploitations agricoles, des infrastructures et des transports. Dans un avis, publié jeudi 13 mars, le Haut Conseil pour le climat, instance consultative indépendante, évalue ce plan et formule 24 recommandations pour la réussite de celui-ci. Le président du haut conseil, Jean-François Soussana, revient sur les détails du Pnacc, déplorant que les financements annoncés soient « très insuffisant[s] ».

Avec ce plan, la France est-elle prête à faire face aux impacts de la crise climatique ?

Le Pnacc constitue une première étape importante, qui va dans le bon sens, mais la France n’est pas encore prête à faire face aux conséquences du changement climatique. Ce plan propose des adaptations incrémentales, c’est-à-dire des ajustements de pratiques, qui se heurtent à des limites. Or, nous avons besoin de transformations des systèmes. Il s’agirait, par exemple, de changer les systèmes de culture plutôt que les dates de semis, de développer les solutions fondées sur la nature et le retrait des activités face aux risques de submersions marines, plutôt que construire des digues. Le Pnacc n’arbitre pas assez entre ce que l’on veut protéger à tout prix et ce que l’on peut perdre. Quels bâtiments pourront, par exemple, être submergés ? Il faut y réfléchir.

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